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« Por una cabeza », histoire d’un tango prisé par le cinéma.

Por una cabeza

Por una cabeza est une musique composée par le célèbre chanteur de tango Carlos Gardel (1887-1935).

Ce tango n’est peut-être pas la chanson qui a rendu célèbre Carlos Gardel, mais c’est certainement un des tangos les plus connus et prisé par le cinéma.

Voici la première version, chantée par Carlos Gardel. Il a écrit cette chanson pour être interprété dans le film Tango Bar, réalisé en 1935, année de sa mort. Il y interprète un parieur turfiste, ce qui est en rapport avec les paroles de la chanson :

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La musique de la chanson a ensuite été utilisée dans pas moins de trois films différents.

Le premier est Scent of a woman (Le temps d’un week end), produit en 1992. Al Pacino y joue un militaire aveugle qui se rend à New York, le temps d’un week end, pour passer un dernier moment de bombance avant de quitter notre monde. Pour cela, il est accompagné par un jeune étudiant, qui le guide durant ces deux jours.

Voici la scène où il a l’occasion de s’essayer sur le tango de Carlos Gardel :

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Le second film à reprendre ce sublime tango, presque 70 ans après la mort de son compositeur, est le très célèbre Schindler’s List (La liste de Schindler), en 1993.

Enfin, le dernier film où est interprété Por una Cabeza est bien sur True lies où Arnold Schwarzenegger danse tout d’abord avec la « méchante » Tia Carrere, puis, lors de la scène finale, avec la sublime Jamie Lee Curtis :

http://www.metacafe.com/watch/617826/

Pour finir, les paroles de la chanson originale interprétée par Carlos Gardel. Si un hispanophone pouvais les traduire en français, je lui en serai gré 🙂 :

Por una cabeza de un noble potrillo
que justo en la raya afloja al llegar
y que al regresar parece decir:
No olvides, hermano, vos sabes, no hay que jugar.

Por una cabeza, metejon de un dia
de aquella coqueta y burlona mujer,
que al jurar sonriendo, el amor que esta mintiendo,
quema en una hoguera todo mi querer.

Por un cabeza, todas las locuras.
Su boca que besa, borra la tristeza, calma la amargura.
Por una cabeza, si ella me olvida
que importa perderme mil veces la vida, para que vivir.

Cuantos desengaños, por una cabeza.
Yo jure mil veces, no vuelvo a insistir.
Pero si un mirar me hiere al pasar,
sus labios de fuego otra vez quiero besar.

Basta de carreras, se acabo la timba.
Un final reñido ya no vuelvo a ver!
Pero si algun pingo llega a ser fija el domingo,
yo me juego entero. ­Que le voy a hacer!…

Por una cabeza…